Eau potable et UBJ : l’arrosage du stade de Barbezieux fait polémique
Deux images s’opposent : celle d’un jardinier arrosant son potager avec de l’eau de pluie récupérée, et celle d’un stade arrosé avec l’eau potable du réseau.
Un débat local qui prend de l’ampleur
Deux photos et deux articles parus dans la presse illustrent la polémique née du communiqué de l’association « Le Pêcheur Barbezilien », publié le 9 juillet 2026. L’article de Sud-Ouest du 15 juillet 2026, Le facebook SO puis celui de Charente Libre du 17 juillet 2026 — ce dernier après un échange avec Marie Fauvel, journaliste CL, sans qu’elle en soit l’autrice — témoignent des intérrogations suscité par l’irrigation du terrain de rugby de Barbezieux.
Une irrigation qui interroge
Le 15 juillet à 9 h, alors que la commune avait reçu 26 mm de pluie durant la nuit, l’arrosage du terrain de rugby a pu interpeller des citoyens.
Les présidents de l’association « Le Pêcheur Barbezilien » et de la Fédération de Pêche de la Charente ont exprimé leurs inquiétudes face à la presse de la souffrance croissante des cours d’eau et à l’impact de ces usages sur la vie aquatique.
Les arguments de la municipalité et de l’UBJ
Mise en cause, la municipalité défend sa position en invoquant la nécessité de préserver la qualité du terrain et de respecter les contraintes liées à son homologation.
L’UBJ affirme de son côté que, sans arrosage, la reprise du championnat serait compromise, en rappelant la nécessité d’assurer la sécurité des joueurs.
Une ressource en eau sous pression
Dans un contexte de crise de l’eau, la future exploitation du forage de Lagarde-sur-le-Né et la gestion de l’eau potable qui en découlera suscitent de fortes inquiétudes.
Les réponses apportées par la mairie sont jugées insuffisantes, tandis que l’usage de l’eau potable pour des besoins sportifs soulève des questions.
Des valeurs à mettre en cohérence
La question se pose aussi au regard des valeurs portées par l'UBJ et ses partenaires : solidarité, respect et responsabilité.
Face aux risques qui pèsent sur l’approvisionnement en eau potable, il est légitime de s’interroger sur la cohérence entre ces valeurs et les choix effectués en matière d’utilisation de l’eau.
Un appel à la réflexion
Ce débat invite à réfléchir à l’équilibre entre plusieurs enjeux :
- Le maintien des usages sportifs ;
- L’engagement de la municipalité ;
- La préservation de la ressource en eau potable ;
- La protection du milieu aquatique.
Dans un contexte où chaque goutte compte, la question reste ouverte : comment concilier ces priorités sans fragiliser davantage la ressource ?
Il est désormais essentiel de repenser la priorisation de l’eau potable en prenant en compte l’impact sur la vie aquatique. Utiliser l’eau sans se soucier des conséquences écologiques risque d’aggraver la fragilité du milieu aquatique et de compromettre la ressource.
Il est évident que nous n’avons rien contre le rugby, il n’est que l’exemple qui se voit. Notre intention n’est pas de cibler un sport en particulier, mais de mettre en lumière un questionnement général sur l’usage de l’eau dans le cadre des activités sportives face à des situations climatiques que l’on pourrait voir de plus en plus souvent. Ce débat s’inscrit dans une réflexion collective sur la responsabilité partagée face à la raréfaction de la ressource.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE "Le Pêcheur Barbezilien", le 9 juillet 2026
On arrose une herbe jaune pendant que les rivières meurent (article de Sud-Ouest du 15 juillet 2026
SO du 15 juillet 2026 pour les abonnés
CL du 17 juillet 2026 pour les abonnés
Alors que les cours d’eau affichent des niveaux particulièrement bas, les images recueillies ces derniers jours interrogent sur l’ampleur de l’étiage et ses conséquences pour le milieu aquatique et les usages de l’eau
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